YAFA REINE JUIVE D'ISPAHAN

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CHRONIQUE :

 

Titre : YAFA REINE JUIVE D'ISPAHAN


Auteur : Thierry Guillerminet. Écrit sous le pseudonyme de Léo Brunel


Parution : 2010 - Édilivre

 

LE MOT DE STÉPHANIE :

Thierry a gentiment accepté cette chronique d’un livre que lui-même sait imparfait.

Il aime d’ailleurs citer Nicolas Boileau pour expliquer sa vie, mais aussi sa passion de l’écriture :
" Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, polissez-le sans cesse, et le repolissez, ajoutez quelquefois, et souvent effacez. "

Recette qu’il reconnaît ne pas avoir appliquée pour Yafa reine juive d’Ispahan qui lui a permis d’effacer des instants de vie...

 

DIGEST DU LIVRE :

Iran, 737 avant JC. Haïm, sculpteur du roi Jacobus tombe éperdument amoureux de Yafa, reine juive d’Ispahan.

Un amour interdit, impossible, auquel il va pourtant s’accrocher jusqu’à y perdre la vie.

Cette vie qu’il va quitter non sans avoir promis à Yafa qu’il la retrouverait.

Cannes, 2006, Raphaël et Gabrièle se rencontrent. Tout les oppose, pourtant leurs liens deviennent rapidement si forts qu’ils ne peuvent imaginer ne s’être jamais rencontrés auparavant.

Haïm et Yafa, Raphaël et Gabrièle devront-ils attendre une troisième vie pour aller au bout de cette passion qui les a, à nouveau réunis ?

 

DISCUSSION AU COIN DU FEU :

Aujourd’hui, je n’ai pas envie de donner mon avis en premier.

Pourquoi ? Parce que ce livre m’a dérangée. Il ne m’a pas fallu longtemps pour y déceler l’écriture d’un auteur naissant, mais non seulement j’ai beaucoup aimé certains passages, surtout je dois vous avouer que je l’ai relu une seconde fois.
Tout simplement parce que j’aime les histoires d’amour...

Je décide donc de mettre mon ami sur le devant de la scène :

— Alors Antoine, Yafa reine juive d’Ispahan, tu as accroché ?

Son visage se barre d’un sourire avant qu’il me réponde avec cette franchise que je lui connais :

— Pas sur tout Stef. Déjà on voit clairement que c’est le premier livre d’un écrivain en herbe. J’ai aimé me promener dans les rues d’Ispahan avec Haïm, j’ai aimé ces amours naissants et aussi la façon dont il arrive à les faire revivre à 2700 d’écart mais...

— Mais quoi ?

— Je ne sais pas pourquoi l’auteur s’est enfermé dans un style trop recherché. Comme s’il voulait prouver quelque chose !

— Et si c’était le cas ? Je ne te cache pas que pour avoir lu " Ego - vie gâchée ", son second roman, il a manifestement assumé le fait de ne plus rien avoir à prouver à qui que ce soit et, finalement son style, plus fluide, plus naturel accroche plus.

Taquin comme à son habitude il profite de ce que je viens de dire :

— Donc tu n’as pas accroché ?

— J’aime beaucoup cette pointe de féminité que tu mets dans tes appréciations !

— Ah bon, pourquoi dis-tu ça ?

— Parce que tu voudrais me faire dire ce que je n’ai pas dit. C’est sûr que Yafa reine juive d’Ispahan n’est pas le meilleur livre que j’aie lu, mais... y a quelque chose qui m’a touchée.

Je marque une pause avant de reprendre :

— Donc conseillerais-tu Yafa reine juive d’Ispahan ?

— Oui. Tu me sais amateur de vin et il y a des vins rugueux qui finalement te laissent une bonne impression. Avec ce livre de bien belles choses dont, finalement on ne doit pas se priver.

Bizarrement Emma n’est pas intervenue une seule fois. Elle me fait craindre le pire. Je n’ai même pas à lancer la conversation, Antoine a fini et mon regard la décide :

— Heureusement que je ne suis pas autant cultivée que vous ! lance-t-elle, moqueuse.

Je ne sais pas ce qu’elle prépare, car Emma est tout, sauf idiote.

— J’ai la chance de savoir encore lire sans me poser de questions existentielles ou même de juger du style. Moi, j’ai pris la main de Haïm dans la mienne. Elle était chaude, puissante, j’ai même failli tomber amoureuse de lui...

Un regard rapide à son adorable jaloux de mari me permet de constater qu’il a bien entendu la remarque de sa femme : ses mâchoires sont crispées. Heureusement, Emma ne continue pas son jeu et " rattrape le coup " avec subtilité :

— ... si je n’avais pas déjà le mari parfait que je rêve de retrouver dans une autre vie. Alors oui l’auteur nous sert des tournures d’un autre âge, mais il a super bien réussi à nous faire passer de je ne sais plus combien avant Jésus-Christ à nos jours. J’ai adoré le coup des rêves et je reconnais que les rêves dont je me souviens, je me mets maintenant à les analyser !

Elle sirote son chocolat chaud. Elle a bien vu que nous sommes pendus à ses lèvres et fait durer le suspense :

— Et puis surtout, quel homme Léo ou Thierry, comme vous voulez ! Ce garçon, cet homme se met carrément à poil sur le plan de l’âme, de l’être car, ne venez pas me dire le contraire, mais tout ça n’est que du vécu. Alors Stef, ma chérie, pas la peine de me demander si je le conseillerais à mes amis, " is ou ies " : c’est déjà fait.

— Bon si j’ai compris je n’ai pas grand-chose à rajouter !? Je partage vos deux points de vue et pour ne rien vous cacher, je l’ai conseillé à des proches, qui ont aimé le côté humain de Yafa reine juive d’Ispahan. Reste à savoir si vous aimerez " Ego - vie gâchée " ?

Ils répondent d’une seule voix :

— Compte sur nous !

 

L’IMPRESSION DE L’AUTEUR :

— Vous savez Stéphanie, heureusement que je n’ai pas participé à votre chronique. J’aurais été bien moins " tendre " à mon égard. Mais cela aurait été déplacé, car l’humain que j’y ai mis a été perçu ! Le retravailler ? J’y ai pensé, j’y pense encore et il n’est pas dit que je ne le fasse pas. Il mériterait de grandir.
Et puis c’est mon premier " bébé ".

 

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