DEUX ZÉROS ET DEMI

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CHRONIQUE DE SANDRINE :

 

Titre : DEUX ZÉROS ET DEMI

 

Auteur : Guillaume Lecler

 

Parution : 02/09/2017 – Librinova

 

Genre : SF, Fantasy - 338 pages.

 

L’auteur :

Tout petit, j’étais très malheureux ; hou-là-là, que j’ai eu une enfance difficile ! Ce n’est pas vrai, mais c’est histoire d’apitoyer le lecteur et de pouvoir entrer dans la catégorie vendeuse des auteurs écorchés vifs.

Vous vous rendez compte ? Je n’avais (pas beaucoup) le droit de regarder la télévision ! J’vous jure, y’a des parents ignobles tout de même !

Du coup, je me suis plongé très tôt dans la lecture. Tant pis pour le dernier épisode d’Albator (euuuuuh, effectivement, je ne suis pas tout jeune et me rends bien compte que la référence ne parlera pas à tout le monde… Et je ne vous remercie pas de le souligner).

Des livres, des livres ! C’est devenu une drogue. Tout ce qui me tombait sous la main. Vers l’adolescence, bien aidé par les ravages de l’acné, je suis resté caché à la bibliothèque municipale et petit à petit, mes lectures se sont tournées vers la SF, qui me faisait découvrir des mondes nouveaux, mais aussi une autre façon d’entrevoir le nôtre, de monde.

Puis, s’est opéré doucement un glissement vers la Fantasy. En partie parce que la science-fiction analyse notre société, sous couvert de prospection et envisage notre futur que le présent rejoint, le temps passant, souvent de manière désespérante (relisez Asimov, Gibson ou Dick, y’a de quoi pleurer).

La Fantasy, elle (bon, ce n’est que mon avis de petit scarabouille, hein ?), nous emmène vers le rêve, le merveilleux, la magie, dans le sens où, même si tout n’est pas rose (j’ai vu les Bisounours aussi), les codes utilisés nous rapprochent d’un certain âge d’or, avec les rappels aux mythes du Moyen-Age.

Bon. Je me calme. J’ajouterai juste que, après avoir lu, et relu (et rerelu. Et…) Tolkien, comment faire pour se sevrer ?

C’est pourquoi, tout naturellement, quand je me suis (enfin) décidé à poser un pied timide dans le monde de l’écriture, je me suis orienté logiquement vers la Fantasy. Mais, pourquoi, et comment, passer derrière les monstres sacrés que sont Tolkien, Vance, Hobb… ? S’il s’agissait de refaire en moins bien ce qui avait déjà été écrit… Rha, les vils castrateurs ! Un de mes auteurs favoris est Pratchett.

Le biais utilisé de la parodie m’a semblé une bonne solution pour assouvir ma soif d’écriture, tout en préservant mon intégrité physique.

« Deux zéros et demi » est, sous couvert d’une quête avec intrigue-complot-grands méchants à foison, avant tout (enfin, je l’espère) un roman humoristique. Les personnages reprennent les codes de la Fantasy, mais de façon détournée : héros (ou anti héros en l’occurrence) et adversaires sont caricaturaux, grotesques, et finalement assez humains avec leurs casseroles de défauts. Les situations sont absurdes et prétextes à une série de gags.

Et si l’un d’entre vous a le manque de tact de rappeler que les personnages d’un roman ressemblent par bien des côtés à leur auteur, hum, je…, je… ne pourrai pas vous donner tort. Argh.

Si vous souhaitez (malheureux !) en savoir un peu plus sur ma troupe de baltringues, je vous engage (vous supplie sans aucune dignité) à jeter un coup d’œil à ma page. Par pitié, alors ? Chu prêt à payer, j’ai pô de fierté.

 

Le résumé :

Les dieux se querellent une fois de plus ; cette fois, sur une question existentielle : la détermination. Et avec eux, ça ne se règle pas devant une chope dans une taverne.

La Chance et le Destin, aussi bas de plafond que leurs ouailles, décident pour se départager, de s’attacher les premiers bras cassés venus. Pas la fine fleur de la chevalerie, loin de là !

Ethinor, barbare mégalomane, Jermold, magicien incompétent, et Tallia, guerrière… (non, d’elle, on ne dira rien : trop risqué) se retrouvent bien malgré eux mêlés à un complot inextricable : il ne s’agit que de s’opposer à des démons, dieux et nécromants pour regagner ce qui leur est le plus précieux et accessoirement sauver le trône de l’Empire … Une broutille.

De l’érotisme (un peu), de l’humour (beaucoup) et des combats (répugnants).

Les lecteurs l’ont commenté :

« Le livre le plus drôle que j’ai lu depuis bien longtemps ! » Winston Churchill.

« Un pur chef-d’œuvre ! Mon fils est un génie. » Le papa de Guillaume.

 

Ma petite chronique :

Le titre et la couverture ont attisé ma curiosité (Des personnages caricaturés dans deux énormes mains !), lorsque j’ai lu le synopsis, je me suis laissé tenter.

Du début à la fin, je suis restée accrochée, car il ne faut pas se laisser déconcentrer.

J’ai bien aimé le total dépaysement dans ces lieux hors du commun avec des personnages loufoques.

L’auteur nous embarque dans un monde fantastique et magique. Des dieux qui se querellent comme des enfants, des protagonistes tous plus ridicules les uns que les autres et pourtant on s’y attache.

Un bon moment qui rappelle toutefois certains membres de notre entourage.

Si, si, regardez bien et je suis certaine que vous trouverez :

– Un Jernold, magicien juste de nom, le seul à croire qu’il est intelligent et « Caliméro » sur pieds » c’est jamais sa faute, le pauvre ! »

– Un Ethinor, monsieur muscles tout dans les bras rien dans la tête qui se croit invincible. Un égocentrique qui ne parle que de lui, mais qui se défile quand la situation se complique.

– Et une Tallia, la fille super sexy aux formes généreuses, mais qui se bat et se comporte comme un garçon car elle n’a peur de rien.

Et bien d’autres que je vous laisse découvrir.

 

Ma petite note : 9/10

 

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