LE TROTTOIR

Le trottoir

 

CHRONIQUE DE SANDRINE :

 

Titre : LE TROTTOIR

 

Auteur : Kalya Ousmane

 

Parution : 28/11/2017 – Auto-Édition

 

Genre : Nouvelle / Questions de société – 56 Pages.

 

L’auteur :

J’habite à Paris, dans le 18ème arrondissement, au pied de la butte Montmartre, dans un quartier très vivant.

Je suis née en France, en 1970, d’une mère française et d’un père nigérien. J’ai passé mon enfance et mon adolescence au Niger pendant 15 ans, des études en France où j’ai posé mes bagages pour travailler. Je suis consultante en marketing et aussi coach professionnel.

La lecture est une de mes passions avec la cuisine. Je suis très connectée, car j’aime partager mes réflexions, échanger. On peut faire de belles rencontres sur les réseaux sociaux.

Ma saison préférée est le printemps.

J’aime les mots et la langue française. Je déplore que le mot gourmet se décline si mal au féminin, car je suis un « gourmet » : j’aime les (très) bonnes tables.

 

Le résumé :

Il ouvre les yeux, CJ-270-GH. Hier soir en tentant de s’endormir, cela n’avait pas été sa dernière vision. Sa dernière vision avait été la rue à la sortie de l’impasse. Il voyait les passants, comme des ombres dans la pénombre, pressés de rejoindre leur chez eux, leur toit. Petit ou grand, sale ou propre, leur toit…

… Ce matin, Margaux s’arrête à côté de lui.

— Bonjour Monsieur, je m’appelle Margaux et vous ?

Hébété il regarde l’enfant.

— Euh, je…

— Margaux ! Allez, on y va.

— Mais Maman, le monsieur était déjà là hier, je veux savoir comment il s’appelle moi.

— C’est un SDF, Margaux, voilà comment il s’appelle. Allez, on y va. D’ailleurs Monsieur, vous ne pouvez pas rester là, il va falloir bouger.

Et vous, qu’auriez-vous dit ? Qu’auriez-vous fait ?

« Le trottoir » est disponible dans une version brochée qui accueille aussi une autre nouvelle « Le chef d’œuvre ».

 

Ma petite chronique :

Il me semble que certains auteurs se sont mis d’accord pour me faire apprécier les nouvelles et Kalya Ousmane est l’une d’entre eux.

Je trouve dommage, d’avoir un nombre limité de pages, lorsqu’on trouve une intrigue bien écrite.

Ici Kalya traite d’un sujet grave, où il y aurait beaucoup à dire, la descente aux enfers d’un homme qui devient sans domicile fixe.

En 56 pages elle appuie sur la problématique avec une telle touche d’espoir que l’on a envie d’y croire.

Dans la conjoncture actuelle, il n’est pas difficile de se retrouver à la rue, un seul petit grain de sable dans l’engrenage de la vie et c’est le trou noir.

Il suffit d’une perte d’emploi qui engendra la dissolution d’une famille, puis des loyers impayés jusqu’à l’expulsion.

Dans la douleur de cette réalité, l’auteure, tente de faire passer le message, qu’il suffit de peu pour tendre la main à ces personnes qui ont tout perdu, malheureusement, nous vivons dans une société où les gens ont des préjugés bien ancrés.

C’est ce qui va arriver à Jacques, remercié par l’entreprise qui l’emploie depuis plusieurs années, il ne retrouvera pas de travail et sera obligé, après avoir écoulé les économies de toute une vie, de quitter son domicile pour rejoindre la rue et tous ses dangers.

Alors qu’il commence à penser que rien ne sera plus jamais comme avant et que chaque jour dans la rue ressemble au dernier, il va faire la connaissance de Margaux et de sa famille pas comme les autres, qui lui tendront la main.

Une histoire émouvante, qui amène le lecteur à la réflexion et prise de conscience face à ce phénomène de plus en plus répandu.

Une touche de magie apportée avec les origamis aux effets exceptionnels fabriqués par la petite fille.

 

Ma petite note : 10/10

 

Pour vous le procurer : Cliquez ici fds2016

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